lundi 8 août 2011

Tout savoir sur la salsa, danse et musique tropicale

Rythmes d’Afrique, musique de Cuba, danses d’Europe transmises par les conquistadores : de ce curieux mélange est née la salsa tropicale.

La légende raconte que la contre-danse, tantôt supposée d’origine anglaise, suivant l’expression “country-dance” ou danse de campagne, tantôt attribuée à la France, comme ballet de vis-à-vis (ou contre quelqu’un), telle qu’on la pratiquait au XVIIème à siècle à Versailles, serait passée ensuite à la cour d’Espagne, puis de là aux Caraïbes, pendant la colonisation de l’Amérique Latine, sous le nom de contradanza. C’est ainsi qu’elle serait arrivée à Cuba et à Haïti, forgeant la base du mouvement "corps contre corps", caractéristique de la salsa tropicale telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Mr Salsa choisit le nom
 Dans les années 60, une vague de rythmes d’origine cubaine se fusionna avec le jazz de la Nouvelle Orléans. Dix ans plus tard, Izzy Sanabria, écrivain puertoricain, acteur et dessinateur graphique, choisit le terme de salsa, soit "sauce" en francais, pour désigner ce nouveau genre musical. Ce terme enthousiasmait les groupes de compositeurs interprètes qui s'y adonnaient avec beaucoup de ferveur, et permettait d’en vendre le concept plus facilement.
En 1973, il définit la salsa comme une version latino de la saoul-train américaine. Depuis lors, on le surnomme "Mr Salsa", et il en est devenu le maître officiel de cérémonie.


Composition musicale
  L’un des musiciens commence en jouant une séquence bien définie, que l’on nomme la clef, et les autres forment un ensemble poly-rythmique qui l’accompagne, caractéristique essentielle de la salsa.
 Les clefs les plus communes sont le "son",  type de blues américo/ cubain, la rumba et la samba, tous trois descendants des musiques africaines.


Les diférents mouvements
  La mélodie de la salsa repose sur une structure bien définie. Elle commence par une introduction rythmée, se poursuit par une phase mélodique, puis vient un temps de percussions, accompagné des sonorités particulières du montuno, fondé par le cubain Arsenio Rodriguez dans les années 30.


Le montuno
Arsenio Rodriguez s’inspira du folklore traditionnel du carnaval de son pays, choisissant de remplacer le tres, une guitare rudimentaire, par le piano, et les bongos, tambours cubains traditionnels, par des congas, instruments de percussion généralement plus hauts, donc de plus forte résonnance.

Pour conclure, Arsenio donna un rythme rumba au montuno, qui se poursuit dans la salsa par un retour à la phase mélodique,  puis finale.

Les exclamations vocales annoncent les changements de phase musicale, spécialement pour le montuno, qui marque le moment rythmique le plus énergique de la salsa.


Influence Africaine
Un facteur essentiel, dans la naissance de la salsa, vient des rythmes africains transmis par les esclaves d’Amérique. Au cours de leurs cultes religieux, ils assimilèrent leurs dieux, les orishas, des entités d’essence divine qui représentent les forces de la nature, aux saints catholiques.

  Très présents dans la culture yoruba, sur les territoires du Niger et du Bénin actuels, les orishas auraient inspiré musique et croyance depuis Brésil jusqu’aux Caraibes, étant cousins germains des esprits du vodoun, puis vaudou.

La tradition vocale des exclamations et l’usage de tambours forment une part centrale dans les pratiques religieuses et sociales africaines.

Haiti et Cuba
Une première vague introduit la contre-danse créole, emprunte d’influences africaines dans les instruments comme dans l’interprétation. La seconde vague d’immigrants arrivant au milieu du XIXème siècle, en provenance de la République d’Haïti, contribua à la naissance des sonorités spécifiquement cubaine, que l’on rapproche généralement du blues américain.

Article dédicacé à notre invitée d’honneur Cécile Benoist-Dogue, qui nous dévoile ici sa passion secrète pour cette danse tropicale. Retrouvez-la dans nos pages Contacts, Recettes, Galerie d’Art et sur Suite 101.fr

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1 commentaire:

  1. On a envie de danser quand on a fini de lire... bravo Cécile et Catherine :)

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